Vidéo Résumé F1 GP Italie Victoire Sebastian Vettel

Sebastian Vettel devient le plus jeune pilote a remporté une course de F1 à 21 ans et 2 mois.

Découvrez la vidéo avec un large résumé de cette course F1 au GP d’Italie.

Sébastien Bourdais a vécu l’enfer en calant avant le tour de formation. De son côté, Vettel, 21 ans, s’envolait vers un succès qui efface des tablettes Fernando Alonso, vainqueur en Hongrie en 2003, à 22 ans.

«Le système anti-calage aurait dû entrer en action»
«Cela aurait pu être un week-end de rêve avec une chance de finir premier et troisième, mais malheureusement pour moi, c’est premier et rien du tout», a résumé le Français, amer. Rien, c’est donc avant-dernier après avoir tenté pendant une heure et demie, en vain, d’effacer le tour de retard causé par cette mésaventure. «Quand j’ai essayé d’enclencher la première sur la grille, je n’ai pas pu, a expliqué Sébastien Bourdais. J’ai relâché l’embrayage un peu vite et le moteur a calé alors que le système anti-calage aurait dû entrer en action. Ensuite on n’arrivait pas à remettre la boîte en mode neutre et le temps qu’on y parvienne j’avais perdu un tour.»

Etre triste est difficile, mais être triste seul est bien pire. Le problème est que pour quasiment tous les autres membres de l’écurie, il s’agissait du plus beau jour de leur vie avec cette victoire impossible à imaginer en arrivant à Monza. «Parfois je pensais “c’est toujours marqué P1 (première position) sur mon panneau, comment est-ce possible ? Si je finis ça veut dire que je vais gagner !”. Quand j’ai passé le drapeau à damiers je me suis dit “ça y est, j’ai gagné” mais c’était difficile de réaliser ce qui venait d’arriver. Ensuite il y a eu le parc fermé, le podium, toute l’équipe et la famille en bas, mon hymne national, c’était fantastique, j’ai failli pleurer», racontait Sebastian Vettel, assuré de passer chez Red Bull en 2009 mais qui risque de bousculer un marché des transferts pourtant fermé.

La «course fantastique» de Vettel
«C’était la course de Vettel, a déclaré le directeur général de Toro Rosso, Franz Tost, sur le site inernet de l’écurie. Depuis vendredi, il contrôle la situation et aujourd’hui, du début à la fin, il a effectué une course fantastique, sans aucune erreur, malgré des conditions difficiles. Je pense qu’il a montré aujourd’hui qu’il est un pilote qui va beaucoup gagner en Formule 1. C’est malheureux pour Sébastien (Bourdais), qui avait eu aussi un bon week-end jusque là.» Difficile cependant de bouder son plaisir parce qu’un des deux pilotes a connu une déception - la deuxième de suite après les quatre places perdues dans le dernier tour à Spa - après une victoire à domicile.

Toro Rosso, en tant qu’héritière de Minardi, une écurie connue pour faire le nombre durant ses vingt ans d’existance, est en effet enregistrée comme une équipe italienne, avec un siège basé à Faenza, malgré des fonds et un patron autrichiens. «Je suis particulièrement content pour Gerhard (Berger) qui a dû attendre vingt ans pour revenir à Monza en vainqueur», a ajouté Tost. Berger, actuel président de Toro Rosso s’était imposé à Monza en 1998 au volant d’une Ferrari. D’ailleurs, il fallait remonter à 1956 et le succès de la Maserati de Stirling Moss pour trouver la trace d’une victoire d’une voiture italienne autre qu’une Ferrari à Monza.


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